Les complications

Chronographe à navette

DESCRIPTION DU MÉCANISME

Pièce en position remise à zéro.

chronographe à came

Dans ce chronographe, le cycle des fonctions est identique à celui d'un chronographe à " double poussoir " habituel ; c'est-à-dire que le départ et l'arrêt sont produits par pressions successives sur le poussoir No 1, et la remise à zéro par une pression sur le poussoir No 2.

  • Lorsque le chronographe marche, on ne peut opérer la remise à zéro. 
  • Le compteur des minutes de ce chronographe est du type demi-instantané.
  • La bascule intermédiaire de compteur pivote sur une vis à portée.
  • Le sautoir de minutes est fixé sur une glissière.
  • L'axe de la roue intermédiaire de compteur se termine par deux pivots dont l'un tourne très librement dans la base de la bascule, tandis que l'autre pivote dans le trou d'un bouchon en laiton chassé à l'extrémité du pont.

 

Une partie du mécanisme, soit : la bascule intermédiaire, la bascule actionnée par le poussoir No 1 (départ - arrêt), le ressort de friction et le sautoir de compteur avec sa glissière, se trouve sur le pont de barillet. 

Les autres pièces du mécanisme pivotent ou sont fixées sur un pont supplémentaire recouvrant une partie dit pont de barillet.

Un ressort U logé dans une creusure du pont de barillet, ramène les deux poussoirs en arrière, lorsque, après les avoir actionnés, on leur rend la liberté. 

Une partie du ressort U se trouve sous le pont ; on peut cependant le mettre en place, de même que la bascule actionnée par le poussoir No 1, lorsque le pont supplémentaire est posé.

Mise en marche:

Pour voir le fonctionnement du poussoir de mise en marche et d'arrêt, il faut enlever le marteau N, fixé par deux pieds et les vis l et l', sur une base ou navette F.

Cette navette pivote sur un tenon en acier fixé au pont supplémentaire, tandis qu'une vis F", vissée dans ce tenon l'empêche de se lever. 

La navette est sous l'action du sautoir K; elle peut prendre trois positions bien déterminées correspondant aux fonctions du chronographe.

La bascule D pivote sur la vis à portée d (pas à gauche) ; elle est actionnée directement par le poussoir No 1.
Sur la bascule D est fixé le ressort D'. 
La bascule E pivote librement sur une vis à portée fixée à l'extrémité de la bascule D.

Lors de la première pression sur le poussoir 1 pour mettre en fonction le chronographe, l'extrémité e de la bascule s'engage dans le cran f' faisant pivoter la navette jusqu'à ce que les inclinés du sautoir K coopère avec les inclinés du cran d de la navette.

came départ  De cette position à celle-ci came detail


Lorsque le chronographe marche, on ne peut opérer la remise à zéro.

En effet, si on presse sur le poussoir de remise à zéro (2), la bascule R pivotant sur une vis à portée R' (pas à gauche) descend, mais la goupille r fixée à son extrémité ne rencontre pas le marteau.

Arrêt:

Si on exerce une pression sur le poussoir No 1, les bascules D et E descendent. 

L'extrémité e de la bascule E pénètre dans le cran f de la navette et actionne celle-ci. 
La navette F prend la position de la figure ci-dessous :

Les inclinés du sautoir K, coopérant avec ceux du cran d' assurent la fonction d'arrêt.
Lorsqu'on passe de la position de chronographe en marche à l'arrêt, au moment où la pointe de la dent située entre les crans d et d' de la navette passe sur le sommet du sautoir, la " courbure " du bec n du marteau agissant sur la goupille b, soulève la bascule intermédiaire et dégage la roue intermédiaire de la roue de centre.

 

Remise à zéro:

Lorsque le chronographe est arrêté, une pression sur le poussoir 2 fait descendre la bascule R ; la goupille r actionne le marteau en agissant dans la " feuille de sauge " n' de celui-ci. 

Sitôt qu'on libère le poussoir 2, la bascule R actionnée par le ressort U revient en arrière, tandis que les inclinés du marteau sont maintenus en contact avec les épaules des cœurs, grâce à la pression qu'exerce le sommet du sautoir K contre l'incliné d" de la navette.

Lors de la remise à zéro, la proéminence h' de la navette actionne le bec i de la bascule de compteur I, afin que les dents de la roue intermédiaire de compteur ne puissent entrer en contact avec le doigt, lors de cette fonction.

 
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