les marques horlogères

Vulcain

Fondé en 1858 à La Chaux-de-Fonds par Maurice Ditisheim, le «Comptoir des Montres Vulcain» se taille rapidement une place de choix parmi les marques horlogères suisses.

En 1929, elle gagne le Grand Prix de l’Exposition Internationale de Barcelone. Vulcain s’illustre par la précision et la fiabilité de ses mouvements; en 1924, 1926 et 1928, la marque remporte les prix de série pour les six meilleurs chronomètres de bord et de poche, 1ère classe, au concours de chronométrie de l’observatoire de Neuchâtel. Parallèlement, l’entreprise familiale développe son savoir-faire dans le domaine de la montre compliquée. 
Témoin cette montre de poche à complication datant des années 1890 et baptisée «La Vallée de l’Arve», une pièce en or avec décor émaillé qui abrite une grande et petite sonnerie astronomique, une répétition minutes et un calendrier perpétuel.

Son plus beau titre de gloire, Vulcain le remportera au milieu du XXe siècle. En 1947, la «Fabrique de Montres Vulcain» présente la première montre-bracelet réveil véritablement fonctionnelle. L’idée d’intégrer une alarme à une montre n’était pas entièrement nouvelle.
Mais jamais encore un horloger n’avait réussi à concevoir un mouvement de taille standard capable de produire un son assez puissant pour réveiller son possesseur. Pour relever ce défi, Robert Ditisheim s’entoure des meilleurs horlogers et ingénieurs.
Après cinq ans de recherche et de développement, il présente le fameux calibre mécanique Cricket à remontage manuel, doté de deux barillets, l’un pour le mouvement, l’autre pour le réveil, dont le son strident évoque le chant du criquet, d’où son nom. Le succès est immédiat. La Cricket séduit les foules, mais aussi les puissants de ce monde – Truman, Eisenhower, Nixon, Johnson – ce qui lui vaut d’être surnommée «la montre des présidents».
Elle accompagne également les plus grandes expéditions en montagne ou sous les mers.
En 1961, Vulcain lance le modèle Nautical, avec alarme audible sous l’eau. Mais dans les années 1980, à l’arrivée du quartz, la marque doit mettre ses activités en sourdine.

«Always at the right time at the right place»: telle est la devise de Vulcain. Telle est aussi la philosophie qui a présidé à son renouveau, au printemps 2002. Le «bon moment», c’est le retour en force de la belle horlogerie mécanique, avec la vogue croissante des «complications utiles», dont le réveil est l’un des meilleurs exemples. Quant au «bon endroit», la manufacture a été installée dans une maison de maître du Locle, au coeur du Jura neuchâtelois, afin de relancer la production du Calibre Cricket tout en bénéficiant des meilleures compétences horlogères. Mais pas question de se contenter de simples rééditions. Si toutes les montres Vulcain «nouvelle génération» sont équipées du célèbre Calibre réveil – leur signe de reconnaissance – l’objectif est de faire évoluer le mouvement, de le perfectionner et de lui ajouter des complications additionnelles et utiles, telles un second fuseau horaire sur les modèles Aviator Dual Time, une heure universelle sur les Aviator GMT ou un quantième à 6h et une lunette intérieure pour le temps écoulé sur l’Aviator Elapse Time. Dans ce but, la manufacture Vulcain s’est adjoint un département construction.

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