Ulysse Nardin

Nouveautés 2014

Ulysse Anchor Escapement

ULYSSE ANCHOR ESCAPEMENTJouant avec les limites de la physique des matériaux, le nouvel échappement Ulysse Anchor Escapement relève d’une architecture inconnue jusqu’ici. Basé sur le principe des mécanismes flexibles utilisant l’élasticité de ressorts à lames, le dispositif en silicium se passe de pivot d’ancre, cette dernière étant littéralement suspendue dans le vide.

Après sept ans de recherches, de développements et d’améliorations en collaboration avec Sigatec – société spécialisée dans la réalisation de micro-composants en silicium dont elle est co-propriétaire –, Ulysse Nardin est aujourd’hui en mesure de présenter ce qui apparait comme un changement de paradigme dans l’approche de l’horlogerie mécanique. Bousculant le principe traditionnel de l’échappement à ancre suisse, le nouvel échappement Ulysse Anchor Escapement met en scène un cadre circulaire en silicium au centre duquel est fixée une ancre, suspendue dans un même plan par deux lamelles flambées – c'est-à-dire maintenues sous pression de manière à les arquer – perpendiculaires l’une à l’autre. Ce dispositif complexe use de la propriété physique des ressorts à lames à se déformer dans un certain axe tout en restant parfaitement rigide dans d’autres, afin de reproduire les fonctions cinématiques d’un pivot.

ULYSSE ANCHOR ESCAPEMENTL’impulsion émise à chaque alternance du balancier va donc transmettre son énergie aux lamelles, lesquelles vont basculer d’un état d’équilibre à un autre, à la manière d’une barrette à cheveux « clic-clac ». L’ancre, dénuée d’axe, va ainsi pivoter d’un côté et de l’autre sans générer de forces de frottement. Mieux encore : en revenant à sa position initiale, le système va restituer la force acquise, rendant le bilan énergétique quasi nul. Enfin, cette architecture qui se passe d’un pont d’ancre – puisque celle-ci n’est plus fixée à un axe – permet de réduire d’autant l’épaisseur du mouvement.

Ce mécanisme extrêmement sophistiqué, qui doit être implémenté d’ici à la fin de l’année, ouvre à Ulysse Nardin
des perspectives encore inexplorées.

Imperial Blue

IMPERIAL BLUELa Maison Ulysse Nardin occupe une illustre place dans l’histoire des montres à sonnerie. En 1893 à l’Exposition Universelle de Chicago, elle est la seule à gagner une médaille d’or pour son chronographe à répétition minutes.
Un siècle plus tard, elle est aussi parmi les premières à faire renaître la tradition des montres à jaquemarts, avec la San Marco en 1989, puis la Gengis Khan. Aujourd’hui encore, c’est au Panthéon de la Haute Horlogerie qu’elle accède avec l’Imperial Blue. Non contente du grand nombre de défis techniques soulevés par la miniaturisation du mécanisme de cette sonnerie – qui conjugue répétition minutes et sonnerie des heures au passage –, la manufacture Ulysse Nardin y a encore ajouté l’indication de la date à 12h, dont la correction rapide s’active par un bouton-poussoir à 2h.

La gestion de l’énergie fut sans aucun doute la difficulté majeure de ce chef-d’œuvre. La sonnerie au passage des heures, ainsi que la répétition des heures, quarts et minutes à la demande, sont alimentées par un même barillet.
Celui-ci se remonte soit partiellement en activant le verrou d’armage sur la carrure à 9h, soit entièrement en tournant la couronne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Dans le sens horaire, c’est un second barillet, dévolu au mouvement et doté d’une réserve de marche de 50 heures, qui est remonté. Un ingénieux dispositif contrôle par ailleurs le niveau d’énergie disponible, de manière à toujours garantir une sonnerie complète.

Ainsi, toutes les heures, un délicieux scintillement sonore en Sol s’élèvera du boitier. Un bouton-poussoir on/off situé à 11h sur le fond de la carrure permet cependant de garder son chef-d’œuvre mécanique silencieux. Peut-être pour mieux profiter alors de la répétition minutes, parée sur l’Imperial Blue d’un fascinant carillon Westminster sur quatre tons. Une fois coulissé et relâché, le verrou d’armage fait instantanément danser les marteaux et chanter les timbres. Une véritable symphonie féérique, rythmée par un tourbillon volant à 6h, comme suspendu au temps, en lévitation sur sa platine de saphir. Les aiguilles délicatement évidées des heures et des minutes, quant à elles, se corrigent par la couronne, pourvue au demeurant d’un dispositif de sécurité qui bloque la sonnerie au passage lors de la mise à l’heure.

Perpetual Manufacture

La nouvelle Perpetual Manufacture a pour moteur le fabuleux calibre UN-32, mouvement à calendrier perpétuel le plus abouti de l’Histoire horlogère. Autorisant le réglage des indications calendaires en avant aussi bien qu’en arrière.

PERPETUAL MANUFACTUREOutre les indications du jour, de la date, du mois et de l’année très facilement réglables par la couronne dans un sens comme dans l’autre, le calibre UN-32 de cette montre d’exception propose également un second fuseau horaire. L’aiguille des heures peut ainsi très aisément être avancée ou reculée d’un ou plusieurs crans par simple manipulation des boutons-poussoirs « + » et « - » prévus à cet effet à 4h et à 8h. Summum du raffinement mécanique, les fonctions calendaires se synchronisent alors automatiquement. Quant à l’aiguille GMT reconnaissable à sa flèche rouge, elle peut indiquer au choix l’heure d’origine ou un deuxième fuseau horaire.

Digne héritière de la mythique GMT+/- Perpetual, la Perpetual Manufacture arbore, en guise de cadran, un océan blanc d’une profondeur infinie. En même temps qu’elles permettent une parfaite lisibilité, les aiguilles évidées des heures et des minutes apportent cette finesse et cette légèreté qui caractérisent les montres hors du temps. L’aiguille GMT, quant à elle, survole un réhaut échelonné sur 24 heures. Et comme pour ajouter de l’exclusif à de l’exceptionnel, le boîtier de 43 mm de diamètre aux lignes intemporelles révèle sur le flanc à 9h une plaquette indiquant le numéro de série, rendant chaque pièce absolument unique. Seuls 250 exemplaires en or rouge et 250 exemplaires en platine seront produits.

Dual Time Manufacture

Proposant les fonctions heures, minutes, petite seconde surdimensionnée à 6h, grande date à double guichet et second fuseau horaire, la Dual Time Manufacture est sans aucun doute l’une des montres du genre les plus lisibles et faciles à manipuler du marché. Alors que l’indication de « l’heure de la maison » s’égrène en permanence sur 24 heures dans un guichet à 9h, la petite aiguille peut très aisément être avancée ou reculée pour s’adapter à l’heure locale. Il suffit pour cela d’actionner une ou plusieurs fois les boutons-poussoirs (+) ou (-) situés à 10h et à 8h, et ce sans devoir enlever la montre du poignet ni perturber sa bonne marche. Comble du raffinement mécanique, la fonction calendaire se synchronise alors automatiquement, quel que soit le sens du réglage.

Dual Time Manufacture   Dual Time Manufacture

Derrière cette simplicité d’utilisation – véritable leçon de fonctionnalité – le calibre manufacture UN-334 déploie les fruits de nombreuses années de recherche. Pourvu d’une réserve de marche de 48 heures, il est équipé d’une ancre, d’une roue d’échappement et d’un plateau en silicium. L’oscillateur 4 Hz, lui aussi, révèle un spiral en silicium 1.1.1. breveté, gage d’une précision redoutable.

Etanche à 30 m, son boitier de 42 mm de diamètre entièrement redessiné est disponible en acier ou en or rose 18 ct, monté sur bracelet cuir, acier ou or rose avec boucle déployante.

 Eric Cosandey

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