MB&F

Nouveautés 2012

HOROLOGICAL MACHINE N°5 ON THE ROAD AGAIN

Avec son profil caractéristique, le boîtier de la HM5 On the Road Again est un hommage direct à la courageuse Amida Digitrend. Mais elle porte également des références caractéristiques des supercars de l'époque. Les volets arrière de ces voitures impressionnantes servaient à empêcher la lumière du jour (et la chaleur) de pénétrer par la fenêtre quasi horizontale. Fonctionnels, ceux de la HM5 font exactement l'inverse: ils s'ouvrent pour laisser passer la lumière et charger les chiffres au Superluminova des disques des heures et minutes.
Ces disques sont en fait disposés à plat sur le mouvement (sous les volets) et apparaissent à la verticale sur le cadran, par la magie d'un effet d'optique. S'ouvrant et se fermant, les volets modifient également l'intensité de l'éclairage du cadran. L'ouverture et la fermeture se fait au moyen d'un poussoir coulissant sur le côté du boîtier.
Autre caractéristique des supercars, les pots d'échappement qui s'accompagnent généralement d'un rugissement de moteur et de gomme fumante. L'échappement de la HM5 n'est pas là pour évacuer les gaz de combustion dans un vrombissement guttural, mais pour évacuer l'eau au cas où, comme la Lotus Esprit de James Bond dans "L'espion qui m'aimait", la HM5 viendrait à être plongée dans l’eau.
Les affichages des heures et des minutes de la HM5, c'est-à-dire les disques numérotés rotatifs, semblent relativement simples… Il s'agit en réalité de deux disques - l'un pour les heures, l'autre pour les minutes - qui se chevauchent.
Ils sont entièrement recouverts d'une première couche de Superluminova, puis d'une seconde couche qui en masque l'intégralité, sauf les chiffres de 8 mm, les laissant ainsi apparaître.
Les disques tournent à plat au sommet du mouvement mais la lecture du temps se fait verticalement sur un "tableau de bord" à l'avant du boîtier. Pour parvenir à ce résultat, MB&F a fait appel à un spécialiste du verre optique de haute précision qui a développé un prisme réfléchissant en saphir qui infléchit la lumière à 90° et offre un grossissement de 20% pour optimiser la lisibilité. Le prisme saphir contient des angles calculés avec une précision extrême, pour veiller à ce que la lumière soit réfléchie à la verticale à partir d'indications horizontales, plutôt que réfractée. Une lentille convexe à l’avant fournit le grossissement.
Bien plus difficile à façonner que le verre pour la précision optique, le saphir a nécessité un long développement et une fabrication méticuleuse afin que la réflexion se fasse sans la moindre distorsion. Parce que l'heure est réfléchie, les chiffres sont imprimés à l'envers sur les disques afin qu'ils s'affichent correctement sur le "cadran". Le verre n'est pas noir mais teinté et les chiffres sont rehaussés d'un contour vert clair iridescent évoquant la Digitrend originale (qui donnait l'illusion d'un affichage LED à quartz) et l'éclairage nocturne des instruments de bord d'une supercar.
Comme dans toute supercar, le meilleur réside sous le capot. Ainsi, un coup d'oeil sous la surface du boîtier de la HM5 On the Road Again réserve une surprise: un autre boîtier! Telle une poupée russe, une seconde boîte s'offre au regard une fois la couche extérieure ouverte. A l'intérieur, le moteur est logé dans un carter en acier pour assurer l'étanchéité. Les volets laissent entrer la lumière mais aussi l’eau – d’où les pots d'échappement – et il était donc nécessaire de protéger le moteur à hautes performances de l'humidité. Le carter intérieur est semblable au châssis d'une voiture sur lequel est fixée la carrosserie.
Jean-François Mojon, Vincent Boucard et leur équipe de Chronode ont développé le moteur de la HM5. Simple en apparence, il est en fait compliqué! Les heures sautantes sont bidirectionnelles, permettant un réglage facile de l'heure en avant ou en arrière. Les deux disques des heures et des minutes, en verre minéral, sont soutenus par un pont large et plat. Les disques se chevauchent le plus possible pour optimiser leur diamètre afin que les chiffres soient grands et lisibles.
Si l'on retourne la montre, on découvre à travers un fond en verre saphir le moteur, logé dans le carter étanche. Il est équipé d'un rotor "mystère" or 22 ct en forme d'astérohache, d'un balancier à oscillations rapides et de ponts aux finitions impeccables.

MB&F MOONMACHINE PAR STEPAN SARPANEVA

La Frog a été choisie comme plateforme pour la MOONMACHINE car son cadran, avec sa grande ouverture sur le mouvement, fournit à l'horloger un espace de jeu. De plus, les dômes imposants pour l'indication des heures et des minutes rappellent combien les mordus de science-fiction ont longtemps imaginé des habitations de même forme sur la lune.
Les trois thèmes-signatures de Stepan sont tous célestes: son emblématique face de lune, les étoiles et constellations du Nord, et la forme crénelée de la boîte de sa Korona (la "couronne" étant l'atmosphère du soleil). Et tous trois sont présents dans la MOONMACHINE. Les faces de lune de Sarpaneva indiquent les phases de lune par un guichet en forme de "couronne", tandis que le rotor mystérieux est un disque en acier et or 22 ct percé au laser d'étoiles et de constellations visibles dans le ciel du Nord.
Le rotor Ciel du Nord ajoute un fond saisissant aux deux faces de lune finies main. Il dissimule le rotor en or de la HM3, qui pourrait détourner l'attention, et utilise en même temps sa rotation pour ajouter de la vivacité au mouvement des étoiles. Percées au laser, ces dernières permettent à la lumière de se refléter sur le mouvement en-dessous et ne sont pas disposées au hasard: elles forment les sept étoiles les plus brillantes d'Ursa Major, plus communément appelée la Grande Ourse, en plus des sept étoiles les plus brillantes d'Ursa Minor ou Petite Ourse, qui comprend Polaris, l'étoile Polaire.
Et dans un détail que les horlogers apprécieront, l'une des étoiles est positionnée stratégiquement pour permettre l'accès lors de la maintenance.
Mécanisme horloger tridimensionnel conçu par Jean-Marc Wiederrecht/Agenhor, sur une base Girard-Perregaux modifiée par Stepan Sarpaneva.

Par année