Girard Perregaux

Nouveautés 2013

GIRARD-PERREGAUX ECHAPPEMENT CONSTANT

Le principe d’un échappement à force constante est que, quelle que soit l’énergie du barillet, l’échappement restitue une énergie constante au régulateur (balancier).
Pour y parvenir, l’idée géniale a été d’intégrer dans l’échappement un dispositif intermédiaire, comprenant une lame d’une extrême finesse qui accumule l’énergie jusqu’à un seuil proche de l’instabilité, toujours le même, puis la transmet intégralement et instantanément, avant de recommencer, inlassablement.
L’inspiration est venue d’une expérience que chacun peut faire, comme l’inventeur, en tenant entre le pouce et l’index un billet de chemin de fer, verticalement, en lui donnant la forme d’un C ou d’une parenthèse ouverte. Si vous exercez alors une pression latérale, vous sentirez une résistance jusqu’au moment où… clac ! La carte bascule brusquement de l’autre côté, position symétrique, parenthèse refermée. Essayez avec une carte de visite, ça marche à tous les coups.

Le phénomène d’instabilité est connu sous le nom de flambage, qui est le passage d’un état de compression à celui de flexion. Les spécialistes des ressorts parlent ainsi de lames flambées. Ici la lame, qui est en silicium, a la dimension d’un sixième de cheveu. Elle joue le rôle d’un micro-accumulateur d’énergie. Cette lame étant armée à un point aussi proche que possible de son état instable, il ne suffit que d’une quantité infinitésimale d’énergie - micro-impulsion donnée par le balancier (moins perturbante que dans un échappement à ancre) - pour qu’elle passe d’un stade à l’autre, profitant de ce mouvement pour relancer le balancier et compenser l’énergie variable du barillet en libérant à chaque fois la même quantité d’énergie. 
La lame étant l’élément clé de l’Echappement Constant, la vision de sa vibration a été privilégiée au moment du choix de la fréquence : ce sera 3 Hz (21’600 alternances par heure) pour que la magie s’opère. Mais l’avenir reste ouvert, des tests ont déjà été effectués à d’autres fréquences. Toutefois, le challenge ici n’est pas celui de la haute fréquence.
Les deux roues d’échappement ne ressemblent pas à celle qui caractérise l’échappement à ancre. Elle compte 3 dents pour une fréquence de 3 Hz, elle en comporterait 4 pour passer à 4 Hz.
Le mouvement a été conçu pour une autonomie de plusieurs jours et indication de la réserve de marche linéaire sur le cadran, démontrant l’efficience de cet échappement sur la durée.

L’énergie est fournie par deux barillets couplés en parallèle, d’une conception nouvelle faisant l’objet d’un dépôt de brevet : le couvercle et le rochet ne font qu’une seule pièce pour maximiser la hauteur disponible et chaque tambour contient deux ressorts superposés en série.
Deux autres brevets ont été déposés, l’un pour la lame évidemment, en 2008 déjà, l’autre pour l’intégration de butées dans un système flexible.

En inaugurant la collection de Haute Horlogerie Echappement Constant, le premier modèle d’échappement à force constante se distingue par un design résolument technique et contemporain, avec un clin d’œil aux codes de la Marque et à sa tradition créative.
Le mouvement prend place dans un confortable boîtier rond de 48 mm en or blanc à la carrure galbée.
Pour offrir le maximum de visibilité à l’échappement lui-même, à son cadre en forme d’aile de papillon et à sa lame vibrant dans son axe médian, les heures et les minutes occupent un sous-cadran excentré à midi. Celui-ci est encadré des deux réservoirs d’énergie que constituent les doubles barillets.
Logiquement linéaire, la réserve de marche apparaît à 9 h. Toute la partie inférieure de la montre est réservée à l’Echappement Constant, vers lequel convergent les regards et qui occupe brillamment le devant de la scène, battant à la fréquence de 3 Hz ou 21’600 alternances par heure.
Sous la glace saphir traitée antireflet sont également visibles les trois ponts emblématiques de la Marque qui jouent leur rôle structurel dans une disposition inédite. Ce calibre à remontage manuel ne dépasse pas 8 mm d’épaisseur tandis que le boîtier qui l’accueille compte 14,63 mm.
Celui-ci propose un fond saphir largement ouvert et sécurisé par 6 vis permettant d’admirer sous un autre angle la remarquable construction tridimensionnelle d’un mouvement d’exception.

GIRARD-PERREGAUX TRAVELLER PHASES DE LUNE ET GRANDE DATE

La grande date à 12h, coiffée par une applique GP polie ; la phase de lune escortée de la petite seconde à 7h30 ; et la réserve de marche à 4h30. Instrumentées par le mouvement à remontage automatique calibre manufacture GP03300, les indications rivalisent d’élégance et d’originalité dans leur agencement.
Bénéficiant d’une conception innovante, le dispositif de l’affichage des phases de lune et de la réserve de marche est directement connecté au barillet. Extrêmement précises, les lunaisons apparaissent sur une roue en rotation constante précise au point de ne nécessiter qu’un unique ajustement d’un jour dans 122 ans.
Le correcteur intégré au boîtier se situe à 10h.
Le design choisi pour la lune est d’un réalisme frappant. Représentant la face visible de la lune, le dessin effectué sur un verre minéral est métallisé dans un subtil dégradé de noir au gris qui n’est pas sans rappeler la voie lactée. Ici et là, des étoiles argentées s’installent dans la nuit … l’une d’elles dissimule le logo Girard-Perregaux. Le pourtour satiné circulaire de l’affichage accueille la minuterie de la petite seconde.
La grande date à saut instantané au 15/1000ème de seconde couronne le tout dans un guichet poli. Elle s’affiche selon un système breveté par Girard-Perregaux. Deux disques, l’un transparent, l’autre mat, respectivement pour les unités et aux dizaines, se chevauchent sans laisser apparaître aucune démarcation. 

Par année