Christophe Claret

Nouveautés 2014

Maestoso

Claret MaestosoMaestoso écrit un nouveau chapitre de l’histoire de la Haute Horlogerie. La gageure ? Equiper une montre bracelet d’un échappement à détente traditionnel, un mécanisme habituellement conçu pour fonctionner en position parfaitement stabilisée… 

Est-il utile de le rappeler, l’intégralité de la montre - boîte, aiguilles ainsi que tous les éléments du mouvement, jusqu’au balancier spiral - a été conçu, fabriqué et assemblé dans les ateliers de la manufacture. Maestoso est une des rares créations horlogères aujourd’hui à être pourvue d’un balancier avec spiral cylindrique.

Ce type d’échappement à détente, dite longue bascule, est né au XVIIIe siècle, à une époque où l’on concourrait pour la construction d’un instrument horaire le plus précis possible, permettant de déterminer de façon exacte la position géographique en mer. Considéré comme la quintessence de la précision chronométrique, devançant même à ce titre le dispositif à tourbillon, cet échappement historique est pourvu traditionnellement d’une lame ressort en or laminé. Christophe Claret a veillé à respecter dans le moindre détail ces spécificités. A l’époque, on le retrouve essentiellement dans les chronomètres de marine, montés sur suspension dite « à cardan » pour lui assurer une position invariable. S’il fait preuve d’une fiabilité exemplaire, il présente en effet la faiblesse d’être particulièrement sensible aux chocs latéraux.

Maestoso mouvementLe défi est donc de taille. Au moindre heurt, la détente menace de se dégager, de « trébucher », libérant ainsi la roue d’échappement qui pourrait aller jusqu’à se briser. Autre danger, l’apparition du galop : un choc ou la simple mise à l’heure peuvent provoquer l’augmentation de l’amplitude du balancier qui, lorsqu’elle dépasse 360°, galope en entraînant une deuxième impulsion. Ce défaut produit une accélération de la roue d’échappement et nuit donc à la marche.

Permettre au mécanisme de fonctionner dans toutes les positions qu’implique une montre de poignet, sans avoir recours à la commodité d’une détente moderne, c’est à dire plus courte, est un véritable pari, gagné avec trois brevets et une série de systèmes additionnels novateurs.

Afin d’éviter le renversement de la détente, une came anti-trébuchement, solidaire du balancier spiral, travaille en binôme avec le doigt de sécurité. Le tout est monté entre une platine et deux ponts en saphir : l’ensemble est rendu mobile par le pivotement sur un roulement à bille – selon une construction brevetée – qui permet de dissocier tout ce qui porte l’échappement. Il amortit de facto les chocs par le biais d’un ressort qui lui confère la souplesse et la flexibilité requises. Le pont supérieur, taillé dans le saphir, ne cache en outre rien de la beauté intrinsèque du mécanisme.

Maestoso

Pour pallier les risques de galop, une butée souple aménagée sur une roue liée au balancier absorbe l’énergie excédentaire si besoin. Christophe Claret a de plus doté la montre d’une force constante qui permet de garantir une énergie stable tout au long de la réserve de marche en amplitude. Le spiral ainsi armé par le barillet libère à intervalles plus réguliers toujours la même énergie, le couple à la roue d’échappement gagnant ainsi en constance. Enfin, un stop seconde, dispositif breveté, joue quant à lui un rôle primordial lors de la mise à l’heure en arrêtant le balancier.

Outre ces ingénieux systèmes additionnels, une vis sans fin micrométrique sur la raquette, bénéficiant elle aussi d’un brevet, permet de régler la marche de la montre. Visible à 8h, le mécanisme allie la performance au design. Enfin, et non des moindres, Maestoso est munie de deux barillets disposant chacun de deux ressorts superposés qui transmettent la force nécessaire à l’échappement tout en optimisant la réserve de marche, supérieure à 80 heures.

Force est de constater qu’en plus de sa précision, le mécanisme s’épanouit en occupant tout l’espace qui lui est offert dans le boîtier de 44 mm de diamètre.

Margot

MargotPremière montre à complication féminine, Margot intègre un ingénieux dispositif permettant de reproduire l’aléa de la nature. D’une simple pression à 2h, la montre s’anime… Chaque fois, un pétale, parfois deux, nul ne peut le présager, disparaît sous le cadran, dans un déplacement qui reproduit parfaitement la gestuelle du délicat effeuillage. Le verdict tant attendu s’annonce alors, calligraphié dans une fenêtre à 4h. Inscrits sur un disque rétrograde, les états amoureux « un peu – beaucoup – passionnément – à la folie – pas du tout » s’arrêtent de façon aléatoire.

Chaque actionnement du poussoir fait également retentir une note claire et limpide, rythmant ainsi l’avancée de l’animation. Fer de lance de la Manufacture, le mécanisme à sonnerie mêle technique et esthétique : visible dans une ouverture sur la carrure, le marteau se pare d’un rubis serti dans un chaton en or. Il vient frapper verticalement le timbre cristallin, laissant ainsi admirer son mouvement.

Enfin, un correcteur à 4h permet la remise à zéro : tous les pétales réapparaissent instantanément autour du pistil et le guichet affiche à ce moment trois petits points.

L’affichage et le mécanisme du jeu d’effeuillage sont protégés par un brevet.

A technicité inédite, design réfléchi. Le cadran affiche une féminité romantique : la nacre naturelle révèle au gré de ses reflets irisés quelques vers de Victor Hugo finement gravés, extraits du poème Unité paru dans Les Contemplations. Trois diamants poire, indiquant les 3h, 6h et 9h, ponctuent avec poésie la scène. Les douze pétales en titane et laque blanche satinée enserrent un pistil de citrine, survolé par un duo d’aiguilles délicatement bercées à la main, en acier et or. Disposée sur deux niveaux, la corolle intensifie le relief du cadran. 

Poker

Aujourd’hui la manufacture est fière de présenter cette nouvelle montre automate, exceptionnelle à bien des égards. Elle permet en effet de s’adonner à de véritables parties à trois joueurs, selon la variante la plus populaire du poker : le Texas Hold’em.

Christophe Claret PokerAinsi est né le mouvement PCK05. Pas moins de 655 pièces composent ce calibre manufacture à remontage automatique, entièrement inédit, doté de deux barillets pour une réserve de marche de 72 heures environ.

La simplicité d’utilisation de Poker est aussi impressionnante et inattendue que sa complexité intrinsèque. Trois joueurs se confrontent autour de la montre. La première donne s’effectue via un poussoir à 9h. Celui-ci arme un ressort qui lance simultanément quatre disques concentriques, dont un en saphir, sur lesquels sont imprimées les cartes. Aucun moyen de spéculer selon la position des disques. Après quelques instants, des sautoirs viennent les immobiliser au hasard. Tous les disques sont montés sur des roulements à billes en céramique ou en rubis afin de tourner le plus librement possible.

Une fois le poussoir à 9h actionné, les cartes ainsi mélangées sont distribuées à 6h, 10h30 et 2h30 dans des guichets. Un ingénieux mécanisme de persiennes orientées les rend invisibles aux autres joueurs.
Après cette première mise, le poussoir à 10h révèle le flop, soit trois cartes qui apparaissent à gauche du cadran. Un autre poussoir à 8h dévoile à son tour le turn, une carte à droite du cadran. Enfin, le même poussoir distribue la river, également à droite du cadran. Fidèle à sa maîtrise des montres à sonnerie, Christophe Claret n’a pas omis de doter celle-ci d’un timbre cathédrale qui retentit à chaque pression des correcteurs flop et turn/river. Le temps du showdown est arrivé.

Un univers qui se poursuit au dos de la montre. Le fond transparent ouvre en effet le panorama sur la roulette, incarnée par la masse oscillante. Cette construction du rotor de remontage est iconique de la collection de montres interactives de Christophe Claret.

Disponible en quatre versions – bicolore en titane grade 5 noirci PVD et or gris ou titane grade 5 noirci PVD et or rose – monochrome en titane grade 5 PVD noir avec aiguilles en spinelle bleue ou en rubis rouge - la montre Poker dispose d’un brevet mondial. Chaque exécution est limitée à 20 exemplaires.

Eric Cosandey

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