JSH Technique

Procédés d'atelier et de rhabillage (1916)

16 décembre 2013

Nettoyage de l'acier

Pour cette opération, nous empruntons au Praticien industriel les procédés suivants

  1. Enduire l'objet d'huile, ou plutôt de pétrole, qu'on laisse pendant .quelques jours pénétrer dans la surface du métal; frotter ensuite vigoureusement avec une flanelle ou un morceau de bois de saule.
  2. Frotter la surface métallique avec une sorte de pâte faite d'huile d'olive, de fleur de soufre et de tripoli.
  3. Recourir à une pâte analogue composée de terre pourrie et d'huile.
  4. Employer un enduit formé de 10 parties de cyanure de potassium et d'une de crème de tartre, ou bien de 25 parties de cyanure de potassium additionnées de 55 de carbonate de chaux et de 20 de savon blanc.

Si le premier de ces procédés n'est pas le plus rapide, il est peut-être le plus efficace.

Perçage du verre

Afin de percer une plaque de verre peu épaisse, on y applique une pâte suffisamment consistante préparée avec de la terre glaise, tout en lui donnant intérieurement la forme qu'on désire obtenir. Laisser sécher, puis y verser (lu plomb fondu, qui traversera le verre à l'endroit voulu. Il suffit ensuite de retirer le plomb avec la précaution nécessaire.

Inscription sur le verre

On prépare un vernis formé de 80 gr. d'alcool à 95 degrés, 5 gr. de mastic en larmes et 8 gr. de sandaraque ; la dissolution de ces produits s'obtient en faisant chauffer le tout au bain­-marie dans un flacon bouché et ficelé; on filtre ensuite. Ce vernis étant très dur, devient brillant et complètement transparent; si on le verse sur un verre chauffé à 50 ou 600, jusqu'à ce que la vapeur d'eau ne s'y dépose plus, il prend l'encre. On dessine donc ou l'on écrit avec de l'encre de Chine bien noire sur le verre ainsi préparé, puis on passe dessus une légère couche de gomme.

Refaire la sertissure du trou du coq

Une opération fort délicate est celle qui consiste à reboucher un trou pour refaire la sertissure et replacer un rubis sans abîmer la dorure, et cela surtout lorsqu'il s'agit du trou du coq, vu qu'il est très difficile de faire tenir entre les deux trous des vis du coqueret un bouchon qui soit suffisamment solide. Pour éviter cette difficulté, voici comment je procède :
Je sertis un rubis de petit diamètre dans une plaque de laiton d'épaisseur égale à celle de la planche du coq, lorsqu'il s'agit de ce pont. Cela fait, je tourne dans cette plaque sur le burin fixe, et centré par le trou serti, une sorte de chapeau dont la forme varie suivant qu'on veut le placer en dessous ou en dessus, puis je le détache avec un burin pointu en tournant lentement et en avant soin d'huiler pour qu'il ne s'échappe pas.
Pour être certain du plantage, s'il s'agit d'un coq, il faut placer la platine sur le burin fixe, centrer par le trou du rubis du char et, avec un burin bien aiguisé, percer un trou dans lequel puisse entrer sans ébat par son plus petit diamètre le chapeau ou chaton ainsi formé. L'opération est plus facile si l'un tourne le logement du chaton en dessous du coq, parce qu'il est très aisé de tenir solidement ce dernier avec deux pinces seulement du burin fixe, si, avec un foret ou une fraise à main, un a eu soin de pratiquer dans l'une d'elles un petit logement pour la goutte du piton du spiral.
Il ne reste alors qu'à tourner le logement de cette sorte de chaton et à le souder à l'étain.
Par ce procédé, évidemment applicable à tous les ponts, on peut reboucher un trou de coq quelle que soit la distance des trous de vis du coqueret, sans laisser de trace à la dorure et quel que soit son mauvais état, car un chaton soudé à l'étain en renforce la solidité.

Enlever une virole de spiral

Pour enlever facilement une virole de spiral, et cela sans risque d'accident ou de détérioration, il suffit d'introduire dans la coupure l'extrémité d'un outil en acier trempé, avant un peu la forme d'une mèche de foret ou d'un tournevis effilé ; cet outil, enfoncé délicatement par-dessus et non de côté, fait ouvrir légèrement la coupure de la virole qui, devenant libre, abandonne son ajustement et reste attachée à l'outil en question, qu'elle suit dans son mouvement de retrait.
Il faut toutefois avoir soin (le ne pas trop enfoncer l'outil. de crainte d'ouvrir la virole de telle sorte qu'il serait ensuite difficile de la refermer.

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