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Sur le nouveau LANGE DOUBLE SPLIT, le principe de la rattrapante des secondes a été étendu au compteur des minutes sautantes. Qu’est-ce à dire ? Que pour la toute première fois, le chronométrage comparatif de temps allant jusqu’à 30 minutes en Formule 1, par exemple est désormais possible avec une montre-bracelet mécanique classique.
Avec son mouvement à remontage manuel, Calibre L001.1, le LANGE DOUBLE SPLIT est d’abord et avant tout une montre : les heures et les minutes s’affichent sur son cadran deux pièces en argent massif, les secondes sur son cadran auxiliaire argenté (à gauche) et la réserve de marche sur l’indicateur situé sous le chiffre romain « XII ». Le compteur des petites secondes, le compteur 30 minutes également argenté (à droite) et l’indicateur de réserve de marche à petite aiguille rouge forment les angles d’un triangle équilatéral, caractéristique de l’architecture des cadrans Lange.
La fonction chronographe :
Lorsque l’utilisateur appuie sur le poussoir démarrage/arrêt du chronographe, le LANGE DOUBLE SPLIT se transforme en «montre dans la montre».
Cette action déclenche la rotation de la fine aiguille plaquée or du chronographe. Qu’il appuie une nouvelle fois sur ce poussoir et l’aiguille s’arrête. Son activation du poussoir « zero-reset » (à 4 heures) déclenche ensuite le retour instantané de l’aiguille du chronographe à zéro.
Le compteur des minutes du chronographe : A l’instant précis où l’aiguille des secondes du chronographe franchit l’index des 12 heures, l’aiguille en or du compteur des minutes avance d’un cran. Aussi la « zone grise » de part et d’autre du passage à 12 heures de l’aiguille du chronographe ne pose-t-elle plus aucun problème de lecture.
La fonction retour-en-vol :
Lorsque le chronographe fonctionne, les deux aiguilles chrono peuvent être instantanément remises à zéro en appuyant sur le poussoir à 4 heures… Lorsque le poussoir est relâché, l’aiguille des secondes du chronographe redémarre immédiatement. Le compteur des minutes avancera d’un cran une minute précise plus tard. Ce dispositif, baptisé « retour-en-vol », permet d’initier sans délai un nouveau chronométrage.
L’idée de ce mécanisme date de l’époque où les pilotes d’avions, soumis à une nécessité de réactions rapides, devaient, pour effectuer un virage, coordonner vitesse de l’appareil, position du gouvernail et facteur temps.
La fonction rattrapante :
Une deuxième paire d’aiguilles est positionnée au-dessus de l’aiguille du chronographe et de l’aiguille du compteur des minutes. La rattrapante des secondes, en acier rhodié, trotte au-dessus de l’aiguille des secondes du chronographe et la rattrapante des minutes en acier bleui se tient à un cheveu au-dessus de l’aiguille du compteur des minutes. En cours de chronométrage, les rattrapantes peuvent être utilisées à tout moment pour enregistrer une deuxième performance. Voici comment. Lorsqu’on appuie sur le poussoir démarrage/arrêt à 2 heures, les deux paires d’aiguilles démarrent simultanément. Le poussoir des rattrapantes, à 10 heures, est activé pour l’enregistrement du premier temps. La rattrapante des secondes s’arrête instantanément, affichant le temps écoulé. Pour le deuxième chronométrage, le poussoir démarrage/arrêt est activé pour arrêter l’aiguille des secondes du chronographe qui continuait jusque-là de tourner. L’utilisateur peut ainsi prendre note du deuxième temps comme d’un résultat indépendant ou le comparer au premier temps.
Si plus de deux chronométrages consécutifs doivent être réalisés une fois que les aiguilles ont collectivement démarré, on procède comme suit. Le premier temps, arrêté grâce au poussoir des rattrapantes, doit être mémorisé ou noté. Si l’on active une nouvelle fois le poussoir des rattrapantes, la rattrapante des secondes rejoint instantanément l’aiguille des secondes du chronographe pour tourner avec elle. Cette procédure peut être répétée aussi souvent qu’on le désire, aussi longtemps que l’aiguille centrale du chronographe continuera de tourner et que se poursuivra le chronométrage de temps successifs.
La rattrapante du compteur des minutes : Le LANGE DOUBLE SPLIT possède un compteur des minutes doté de sa propre rattrapante. Ainsi la capacité de chronométrage de la rattrapante n’est plus limitée à 60 secondes, comme sur les chronographes conventionnels, mais étendue à 30 minutes. Techniquement, il a fallu dupliquer la construction de la paire de roues chrono/rattrapante. Plus précisément, la roue du compteur des minutes a été percée de part en part pour accueillir la tige de la deuxième roue de rattrapante. Comme le LANGE DOUBLE SPLIT contient un mécanisme de chronographe doté d’un compteur à minutes sautantes, la rattrapante du compteur des minutes saute elle aussi. Un dispositif de leviers spécifiquement développé chez Lange pour cet usage garantit son avancée régulière par sauts d’un cran par minute, au juste moment.
Enregistrement d’un temps de référence : Si un temps enregistré au moyen des rattrapantes doit servir de référence pour les chronométrages ultérieurs, il peut être aisément « conservé ». Il suffit de laisser la rattrapante arrêtée sur cette position et de remettre à zéro l’aiguille des secondes du chronographe en activant successivement le poussoir démarrage/arrêt puis le poussoir « zero-reset » ou seulement le poussoir « zero-reset » pour une double action instantanée (retour-en-vol). La fonction chronographe normale peut alors être utilisée pour chronométrer un temps de référence et le comparer avec le temps affiché par les rattrapantes. Cette procédure pourra être répétée pour chronométrer autant de temps qu’on le souhaite.
Enregistrement des valeurs extrêmes : Les mordus de technologie apprécieront une autre fonction permettant l’identification de minima et de maxima par exemple, le meilleur ou le moins bon de tous les temps chronométrés. Pour déterminer le meilleur temps d’une série, le premier temps est enregistré au moyen de la paire de rattrapantes, le deuxième à l’aide de la paire d’aiguilles du chronographe. A ce point les deux temps demandent à être comparés.
Si le temps affiché par les aiguilles du chronographe est le meilleur des deux, cette performance doit être conservée comme le minimum, en appuyant deux fois de suite sur le poussoir des rattrapantes. La première activation provoque la synchronisation des rattrapantes avec les aiguilles du chronographe, la seconde activation les « fige » dans cette position.
Si le temps indiqué par les rattrapantes est le moins bon, l’utilisateur n’a rien de plus à accomplir. Les aiguilles peuvent rester où elles sont.
Le temps qui succède peut être enregistré et conservé, si souhaité en remettant à zéro, redémarrant et re-arrêtant les aiguilles du chronographe. Inversement, pour déterminer le moins bon temps, le poussoir des rattrapantes doit être activé deux fois si le temps enregistré par les aiguilles du chronographe est meilleur. Dans les deux cas, le temps affiché par les rattrapantes à la fin de la série de chronométrages constitue une des valeurs extrêmes (maximum ou minimum) de tous les temps enregistrés.
Le mécanisme de débrayage mentionné ci-dessus, développement dont Lange détient la propriété, empêche la chute d’amplitude jusqu’ici inévitablement observée dans les chronographes de construction conventionnelle lorsque les aiguilles du chronographe tournent alors que les rattrapantes sont arrêtées. Normalement, le contact prolongé entre les cames cœurs des rattrapantes, en cours de fonctionnement, et les leviers de cœurs provoque des pertes d’énergie dues aux frottements et des fluctuations de couple. Dans le LANGE DOUBLE SPLIT, ces phénomènes perturbateurs ont été écartés car des roues de débrayage sur la roue des secondes et sur la roue des minutes de la rattrapante maintiennent les leviers de cœurs à distance des cames cœurs en cours de rotation. Ce dispositif est d’une influence bénéfique sur la précision du mouvement.
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La CABARET à cadran rectangulaire met en scène la grande date d’une manière étonnamment spectaculaire, semblant défier toutes les lois de la proportion. La montre n’en est pas à sa première. Voilà déjà dix ans, son mécanisme breveté à double disque, escamoté sous le double guichet du cadran, propulsait la date dans une nouvelle dimension.
Une fois remonté à fond, le mouvement à remontage manuel de la CABARET PHASES DE LUNE dispose de 42 heures de réserve de marche. Le mécanisme des phases de lune intégré au mouvement avance une fois par jour, entre 17 et 19 heures. Dans le cas où la montre serait restée longtemps à l’arrêt, la lune peut être aussi avancée manuellement par crans d’un jour, à l’aide du poussoir intégré au flanc du boîtier. Avec ses deux lunes et ses 59 dents, le disque de lune reproduit deux orbites lunaires par révolution et il sera également nécessaire de le faire avancer d’un cran lorsque son écart avec la lune réelle aura atteint un jour entier. Etant donné que l’orbite synodique de la lune est d’exactement 29,5306 jours et non de 29 jours, cette correction devra être effectuée tous les 32 mois.
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